Tu rêves de passer tes journées au contact des chevaux, mais tu te demandes si la voie hippique au lycée est vraiment faite pour toi ? Dans cet article, on va décortiquer ensemble le Bac Pro CGEH, les réalités de la vie avec les chevaux et les questions à se poser pour faire ton choix sereinement.

Profil idéal pour réussir en Bac Pro CGEH
Avant de parler d’horaires ou de matières, il faut regarder ton profil idéal. Aimes-tu vraiment le cheval ou seulement l’idée du cheval sur les réseaux sociaux ? La vie avec les chevaux implique du froid, de la boue, des horaires tôt le matin et parfois le week-end.
Dans les centres équestres que j’ai pu observer, les élèves qui s’en sortent le mieux ont souvent trois qualités :
- Endurance physique : tu es prêt(e) à marcher beaucoup, porter des charges et rester debout longtemps.
- Sens des responsabilités : un oubli de ration ou de soins peut avoir de vraies conséquences sur la santé d’un cheval.
- Calme et patience : les chevaux ressentent le stress, il faut savoir rester posé même quand ça ne se passe pas comme prévu.
Si tu cherches seulement à monter tous les jours en carrière, tu risques d’être déçu(e). La Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique, ce n’est pas uniquement de l’équitation, c’est aussi de la gestion, de l’élevage et de l’entretien.
Pour t’aider, tu peux utiliser un test d’orientation en ligne (Onisep, CIO, etc.) pour confirmer que ton choix de filière va dans le sens de tes centres d’intérêt et de ton niveau scolaire (Source : Onisep.fr).
Ce que tu trouveras dans la Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique
Le Bac Pro CGEH est un baccalauréat professionnel agricole de 3 ans qui t’emmène au cœur d’une entreprise équestre. Selon les référentiels officiels, tu travailles à la fois des matières générales et des enseignements professionnels centrés sur le cheval et la gestion de structure (Source : ChloroFil.fr).
Concrètement, on retrouve plusieurs grands blocs d’apprentissage :
- Techniques d’élevage : soins quotidiens, alimentation, reproduction, suivi sanitaire.
- Travail du cheval : mise en condition, préparation à la compétition ou à la randonnée, sécurité à cheval.
- Gestion d’entreprise : bases de comptabilité, planification, relation client, communication.
- Entretien : bâtiments, matériel, pâtures, organisation de l’écurie.
Tu auras également des enseignements généraux (français, maths, langue vivante, histoire-géo) adaptés à un baccalauréat professionnel, ainsi que des périodes de stage en centre équestre, élevage ou écurie de propriétaires. Si tu veux voir à quoi peuvent ressembler certains sujets d’examen, tu peux par exemple jeter un œil à des annales pour te faire une idée du niveau demandé.
Dans certains établissements, on estime que plus de la moitié du temps d’enseignement professionnel se passe en situation concrète, sur l’exploitation ou en manège. Cette dimension pratique est au cœur de la Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique.
Vie avec les chevaux et réalité du terrain
Tu te demandes peut-être pourquoi on insiste autant sur la réalité du terrain ? Parce que la vie avec les chevaux ne ressemble pas toujours aux vidéos que tu vois sur les réseaux. Dans cette filière hippique, tu apprendras que le cheval passe avant ton confort personnel.
Sur le terrain, le quotidien ressemble souvent à ceci :
| Situation type | Ce que tu fais réellement |
|---|---|
| Hiver, 7h du matin | Distribution des rations, nettoyage des boxes, contrôle de l’état des chevaux avant les cours. |
| Après-midi | Participation aux séances de travail monté, entretien du matériel, aide à l’accueil des cavaliers. |
| Veille de concours ou de portes ouvertes | Préparation des chevaux, nettoyage des installations, organisation logistique avec l’équipe. |
| Période de stage | Observation et participation à la gestion d’écurie : planning, facturation, relation client. |
Dans certains centres, les données nationales montrent que près de 26 % des jeunes en Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique trouvent un emploi six mois après la fin de la formation, tandis qu’une bonne partie poursuit des études, par exemple en BTS agricole ou BPJEPS (données InserJeunes relayées par Onisep).
À mon avis, les élèves qui s’épanouissent sont ceux qui acceptent cette réalité physique et irrégulière, et qui voient chaque tâche (curer un box, réparer une clôture, longer un cheval délicat) comme une compétence de plus pour leur futur métier.
202 Fiches de Révision – Bac Pro CGEH
En savoir plusChoix de filière : comment savoir si ce cursus hippique te correspond
L’orientation lycée n’est jamais simple, surtout quand tu hésites entre un bac général, une autre spécialité professionnelle et un cursus tourné vers les animaux. Cette voie hippique doit être un choix réfléchi, pas seulement un refuge parce que tu n’aimes pas rester en classe.
Voici quelques questions à se poser avant de t’engager dans la Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique :
- Es-tu prêt(e) à travailler physiquement, parfois dans des conditions météo difficiles, sur la durée de trois ans ?
- Acceptes-tu que la partie « gestion » fasse autant partie du métier que le temps passé à cheval ?
- Te sens-tu à l’aise avec l’idée d’accueillir des clients, d’expliquer, de guider, de communiquer ?
- As-tu déjà une pratique régulière de l’équitation ou es-tu motivé(e) pour rattraper ton retard rapidement ?
Sur certains sites officiels, on recommande souvent un niveau équestre d’environ galop 4 ou 5 pour entrer dans ce type de filière hippique, car cela te permet de te concentrer sur la technique professionnelle plutôt que sur les bases seulement (Source : MFR Beaumont-les-Autels).
Si tu n’es pas sûr(e) de ton choix, n’hésite pas à demander un entretien avec un conseiller d’orientation ou un formateur, voire à passer une journée d’immersion dans un lycée agricole. En général, une seule journée à suivre les cours et les travaux pratiques vaut plus qu’un long test d’orientation théorique.
Se projeter après ce baccalauréat professionnel équestre
Ce cursus hippique prépare à une insertion directe dans le monde du travail, mais aussi à la poursuite d’études. C’est un vrai plus si tu souhaites garder des portes ouvertes.
Après la Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique, les débouchés possibles incluent par exemple :
- Salarié d’écurie : soigneur, groom, palefrenier, aide moniteur selon tes autres diplômes.
- Assistant d’élevage : participation aux soins, à la reproduction et au suivi des poulains.
- Employé polyvalent en centre équestre : travail des chevaux, accueil des cavaliers, entretien des infrastructures.
- Poursuite d’études : BTS agricole (productions animales, gestion et protection de la nature, etc.), BPJEPS équitation pour devenir moniteur après le diplôme adapté.
Selon les données communiquées sur différentes filières professionnelles, le taux d’insertion dans les secteurs agricoles et para-agricoles tourne souvent autour de 60 à 80 % dans les deux ans après la sortie de formation, en fonction du territoire et du type d’emploi (Source : Education.gouv.fr pour les indicateurs généraux des lycées professionnels).
Ton organisation personnelle fera une vraie différence : tenir un carnet de suivi de stage, noter les soins réalisés, les observations sur les chevaux, les consignes reçues. Je recommande souvent aux élèves de construire un petit « portfolio de compétences » avec des photos de situations de travail, des comptes rendus de stage et quelques schémas simplifiés pour mieux mémoriser.
Conclusion sur la voie hippique au lycée
Si on résume, cette voie hippique s’adresse à des jeunes motivés, prêts à s’investir physiquement et à prendre des responsabilités. Elle combine la vie avec les chevaux, la gestion d’entreprise et un vrai choix de filière professionnelle.
Si tu te reconnais dans ce profil idéal, que tu as envie de te lever tôt pour soigner les chevaux et que tu n’as pas peur de la partie gestion, alors cette formation a de bonnes chances d’être faite pour toi. Dans le doute, multiplie les visites de lycées agricoles, discute avec des anciens élèves et utilise au besoin un test d’orientation pour affiner ton projet.
D'ailleurs, si tu es en Bac Pro CGEH ou que tu souhaites intégrer cette formation, nous proposons un E-Book de Fiches de Révision pour t’aider à réviser l’ensemble de tes épreuves. Dans ce Pack Complet de Révision, tu trouveras par exemple des fiches sur les soins quotidiens aux chevaux, la gestion d’écurie, des modèles de fiches de suivi de stage et des schémas pour mémoriser plus vite l’anatomie et l’alimentation du cheval. Pour en savoir plus, c’est par ici. Bon courage dans tes révisions.
Questions fréquentes sur Bac Pro CGEH
Le Bac Pro CGEH exige-t-il un niveau d'équitation précis ?
On te recommande généralement un niveau Galop 4–5 pour le Bac Pro CGEH. Si tu n'as pas ce niveau, montre ta motivation et fais une immersion pour progresser rapidement.
La vie avec les chevaux va-t-elle bouleverser ton quotidien ?
Oui : Attends-toi à des matins froids, de la boue, des tâches physiques et des week-ends travaillés. Ces contraintes te forment et développent des compétences très recherchées.
Quels débouchés offre la Conduite et Gestion de l'Entreprise Hippique ?
Tu peux travailler comme groom, employé d'écurie ou assistant élevage, ou poursuivre en BTS/BPJEPS. Environ 26% trouvent un emploi six mois après la formation; tu peux aussi poursuivre tes études.
Comment vérifier si la voie hippique te convient ?
Fais un test d'orientation (Onisep/CIO), demande une journée d'immersion et parle à un formateur. Ces démarches te montrent la réalité du terrain plus vite qu'un simple test théorique.